

Marc Mawete et Freddy Kita, membres du Directoire politique de la D.C.
* Les démocraties chrétiennes d'après-guerre * La démocratie chrétienne d'aujourd'hui * La Démocratie Chrétienne, D.C.en RDC
AFRIQUE DU SUD, 8 MARS 2002
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| 11/01/2008, Potentiel: A la suite de la réunion de son Comité directeur La Démocratie chrétienne condamne les récentes tueries Par Marcel lutete Comme cela est de tradition en chaque début d’année, le comité directeur de la Démocratie chrétienne s’est réuni en début de semaine sous la direction du président national Eugène Diomi. A l’ordre du jour, les préparatifs de la Convention extraordinaire de DC et la situation générale du pays avec une attention particulière sur les récentes tueries du Bas-Congo et la conférence de Goma. A quelques jours de la Convention extraordinaire de la Démocratie chrétienne, les membres de son comité de direction se sont réunis pour examiner la mise en œuvre de cette Convention qui va se tenir début février et passer au peigne fin la situation qui prévaut dans le pays, notamment les tueries qui se sont encore reproduites au Bas-Congo, dans les rangs des adeptes de Bundu dia Kongo, ainsi que dans le Kivu. « Nous déplorons ces situations dramatiques pour les filles et fils du Congo qui aspirent pourtant à la paix », a fait savoir le comité directeur de DC. « Malheureusement, a-t-il regretté, cette paix ne vient pas parce qu’il y a une certaine incompétence politique au niveau de la gestion du pays ». « C’est comme cela que nous dénonçons la mascarade qui se déroule au Kivu avec la soi-disant conférence pour la paix. Mal organisée, cette conférence, note-t-on à la DC, crée plus la confusion en même temps qu’elle met les gens dans l’incertitude. Pour le comité directeur de DC, cette conférence ne mérite pas, par rapport à la gestion de notre pays, d’être prise en compte comme une stratégie qui puisse résoudre les problèmes qui se posent au Kivu. En tant que parti politique, la DC dénonce également de la manière la plus énergique les récentes tueries du Bas-Congo estimant que « cela peut entraîner le pays dans une crise profonde, surtout lorsqu’on sait que les premières tueries qui ont fait plus d’une centaine de morts, sont demeurées impunies à ce jour pendant que l’on continue sur cette voie de tuer sauvagement, sans hésitation ». Au niveau de DC, on souhaite que le peuple mukongo reste pacifique et que ce problème soit examiné rapidement pour que l’on puisse établir les responsabilités de ceux qui ont commandité ces tueries. Le président national de DC a profité de cette réunion pour souhaiter « une très bonne et chaleureuse année nouvelle» à toutes les militantes et à tous les militants de la DC ainsi qu’à tout le peuple congolais en général, tout en déplorant le fait que le pays « est malade ». « La maladie dont souffre le Congo, nous la connaissons », a-t-il indiqué, sauf que « la volonté politique n’y est pas pour la soigner ». Le diagnostic est déjà connu et nous savons que les solutions devraient provenir de l’élite, mais toujours est-il que cette élite politique aujourd’hui est incapable d’apporter des solutions opportunes et d’avoir une vision qui puisse permettre la stabilité dans notre pays. « La navigation à vue, a-t-il relevé, n’a jamais payé. Et le pays continue à être géré comme une affaire de copains, une affaire de quelques individus avec un clientélisme aigu. Avec une oligarchie incapable de tracer une vision commune pour tout le pays ». Le président Diomi pense qu’à cette allure, le développement de la RDC ne sera pas au rendez-vous. La confiance du peuple congolais est en train de s’effriter puisqu’il n’y a pas de vision pour l’avenir. Le pays est mal gouverné. L’opposition n’existe pas, a-t-il déploré. Comment peut-on faire de l’opposition dans un système où tout est piégé à l’avance et où on est incapable de nous mener vers une véritable démocratie pluraliste ? Dans tous les cas, il faudra que l’autorité qui est en place puisse se remettre en cause et prendre en compte les revendications du peuple congolais. Les dirigeants actuels sont en train d’échouer dans leur gestion du pays. Il faudra, a-t-il suggéré, qu’un débat national profond puisse avoir lieu avant qu’il ne soit trop tard. « Nous avons déjà tiré la sonnette d’alarme, mais personne ne veut nous écouter », a-t-il regretté. © Le Potentiel 2005 |
